6 Novembre 2014

Le Parti Québécois catastrophé par le nouveau pacte fiscal

 

Carleton-sur-Mer, le 06 novembre 2014 – Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, déplore la signature imposée aux municipalités du nouveau pacte fiscal, synonyme de 300 millions de dollars de coupes dans leurs budgets et de moins de ressources pour le développement économique et social des régions du Québec.

« Le mot "pacte" devrait signifier un consentement, qui n’existe visiblement pas dans cette manoeuvre politique libérale. Tous les contribuables du Québec paieront pour les problèmes de Québec et de Montréal. Les citoyens sont perdants, les régions sont perdantes, et la plupart des municipalités le sont aussi. Le nouveau pacte fiscal ne comprend aucune mécanique ni aucun engagement à ne pas augmenter les taxes. On y annonce même, dans l’article 3.3, de nouveaux moyens de taxation pour les municipalités », a déclaré Sylvain Roy.

Le député rappelle que plusieurs mairesses et maires de grandes et de petites villes dénoncent la signature du pacte. À titre d’exemple, à la ville de Chandler, on dénote un manque à gagner de 175 000 dollars qui devra être repris aux contribuables gaspésiens, s’ils désirent conserver les mêmes services.

« Le ministre des Affaires municipales, essentiellement, a échangé une facture de 300 millions contre le projet de loi 3. La politique du gouvernement libéral, c’est la division : les régions les unes contre les autres, et les maires les uns contre les autres. La solution libérale, c’est la centralisation des pouvoirs à Québec et la sous-traitance des hausses de taxes aux municipalités, donc aux contribuables des régions », a poursuivi Sylvain Roy.

Coupes dans les ressources pour le développement régional

« Pendant qu’il affiche un des pires bilans en matière d’emploi – plus de 52 000 emplois ont en effet été perdus au Québec depuis avril dernier –, tout ce que le gouvernement Couillard trouve à faire, c’est de saccager un outil précieux de création d’emplois sur l’ensemble du territoire du Québec et de couper 67 millions de dollars consacrés au développement régional. Cela se traduira par une perte d’expertise pour créer des emplois au Québec ou par une hausse importante des taxes foncières », a ajouté le député de Bonaventure.

« Les CLD, c’est plus qu’une structure, c’est l’expertise de plus de 1000 employés, mais aussi de 3000 bénévoles, gens d’affaires et intervenants locaux, qui s’activent et se concertent pour le développement économique. Pour la circonscription de Bonaventure, cela peut représenter une perte de plus d’une vingtaine d’emplois, et ce, sans compter les effets multiplicateurs dévastateurs sur la dynamique démographique. On vit un retour en arrière, à une époque où les municipalités se disputaient les sommes dédiées au développement économique de leur région. Au bout du compte, malheureusement, les citoyens seront les perdants », a conclu Sylvain Roy.