19 Septembre 2014

Sylvain Roy se révolte face aux mesures irrationnelles imposées aux agents de la faune

Carleton-sur-Mer, le 19 septembre 2014 – Sylvain Roy, député de Bonaventure et porte-parole de l’opposition officielle en matière de forêt et Guy Leclair, député de Beauharnois et porte-parole de l'opposition officielle en matière de faune et de parcs dénoncent, une fois de plus, l’incohérence du gouvernement libéral envers la préservation faunique dans les forêts québécoises, particulièrement gaspésiennes. Les récentes demandes imposées aux agents de la faune de notre territoire, liées à une limitation maximale de 30 kilomètres de leurs déplacements sur le territoire, sont totalement irréfléchies et mèneront sans aucun doute à un déséquilibre du domaine de la faune.

Selon le député de Bonaventure, « l’irrationalité des consignes données en début de semaine aux agents en poste à New-Richmond ressemble à une mauvaise blague, je manque de mots pour les qualifier. D’abord, il est insensé de limiter à un rayon de 30 km la zone d’intervention des agents de la faune quand le territoire gaspésien s’étend sur approximativement 45 000 km2. De plus, il représente l’un des territoires les plus giboyeux en Amérique du Nord. Aussi, les agents se voient interdire l’achat de matériel ou même la réparation de leurs véhicules alors que tout genre de bris peut survenir et ne peut se prévoir. »

Les conséquences de ces coupures sont variées. « Il faut s’attendre à des hausses du braconnage en forêt, de l’appropriation de territoires par certains chasseurs et utilisateurs de la forêt, voire même de l’intimidation de la part de certains autres. Les agents de la conservation ne sont pas seulement des protecteurs de la faune comme telle, ils travaillent également et conjointement avec les agents de la paix, à assurer la sécurité en forêt. L’absence de surveillance générera alors des risques beaucoup plus élevés de blessures et d’accidents en période de chasse », affirme Sylvain Roy qui priorise la sécurité et le respect en forêt.

Enfin, « le ministre Lessard a coupé 16 agents de protection de la faune durant l’été, ce qui veut dire que le quart des effectifs seront sur les lignes de côté pour la saison de la chasse. Les décisions du ministre pourraient avoir des conséquences irréparables, il doit comprendre que ces agents sont essentiels pour la sécurité de tous. L’équilibre budgétaire oui, mais pas à n’importe quel prix », a conclu Guy Leclair.